Tour du Monde en 300 jours

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59 - Pare Pare

                  Malgré l'inconfort et le bruit j'ai assez bien dormi.
Après ma douche et le frugal petit-déjeuner servi à bord, je passe le plus clair de mon temps sur le pont du navire à contempler les joyeuses danses des poissons volants dont les écailles scintillent au soleil. Nous ne sommes pas en Amérique du Sud, ici ! ce n'est pas un pays traditonellement voleur et je peux laisser mes bagages quelques moments sans surveillance, sachant que mes voisins qui ne bougent pas de leur place ne se rendraient pas complices d'un vol. C'est bien agréable. Leur seul petit défaut -qui en fait est une qualité- c'est de trop s'intéresser à la vie privée des Etrangers...Trop de questions ! ça fint par me fatiguer ! surtout ici où ils s'ennuient sérieusement...Une fillette a même essayer, à l'aide de mon livret franco-indonésien, de tenir une conversation avec moi : elle s'est pas mal débrouillée !
                   Alors que je n'avais plus aucune idée de l'heure (et même du jour !) de notre arrivée, voilà qu'un micro nous annonce l'abordage vers 16-17 heures à Pare Pare. Très soulagée de ne pas arriver de nuit ! je devrai certainement y passer une nuit, faute de correspondance pour Rantepao, l'étrange Cité où les gens passent toute leur vie à minucieusement préparer leur sépulture...
                   Le coq, quie nous a réveillés chaque matin en même temps que le muezzin, est toujours vivant et heureux de l'être : Cocorico !
 
                   20 h 45. Que ça me fait du bien d'être dans un vrai et bon lit après avoir lavé tout mon linge, m'être longuement "douchée" à l'aide de la "louche" du mandi (bassin en ciment rempli d'eau limpide), mangé ma soupe chinoise, préparé mon petit café du lendemain et, surtout, passé plus de 20 h dans le couloir d'un ferry !
Mais...remontons le temps :
J'avais descendu mon gros bagage dans les cales avant l'arrivée de la cohue du débarquement en l'attachant à une barrière métallique avec ma cordelette d'acier. Bien m'en a pris : A peine la passerelle avait-elle été amarée au quai qu'une nuée de porteurs sont allés à l'assaut du bateau ! ils étaient bien une centaine à foncer comme des malades sans aucun égard pour les passagers qui s'engageaient sur la passerelle. Un jeune papa est ses 3 petits se sont retrouvés coincés au dessus du vide : aucune d'entre ces bruttes ne les a laissés passer.
A notre descente du bateau, une autre nuée nous attendait : les chauffeurs de taxis, ojeks et pousse-pousse ! Je m'efforce de comprendre ces gens qui essayent tant bien que mal de gagner leur vie...Ils sont d'ailleurs beaucoup fair play que les sud américains qui vont jusqu'à se battre pour un client, la preuve : comme mon hôtel n'était pas éloigné du port, l'un d'entre eux m'a gentiment dirigée vers un rickshaw (triporteur à pédales) pour faire ce court trajet. Pour le même scénario en Sud Amérique, le bonhomme m'aurait embarquée, aurait parcouru 10 fois le trajet réel et m'aurait fait payer 10 fois x 10 fois plus! Je n'exagère pas !

                    Le lendemain : J'ai été criblée par les moustiques cette nuit qui, par conséquent, n'a pas été sereine. Pas étonnant : il manquait plusieurs vitres à lafenêtre  
Je devrais être dans le bus à destination de Rantopoa mais le sort en a décidé autrement. Les managers de mon hôtel ne comprenant pas un mot d'Anglais et le Petit Futé ne donnant pas de renseignements précis (il est vraiment pourri ce Guide papier et pas du tout futé !) je me suis retrouvée dans la rue à ne pas savoir vers quelle Compagnie me diriger pour aller à destination. Un pousse-pousse m'a proposé son aide sans exagérer le prix. Il m'a conduite jusqu'à un soi-disant arrêt de bus pour Rantopoa.
Là, un chauffeur de "n'importe quoi" m'affirme qu'il n'y a pas de bus pour cette direction mais seulement des "taxis-charters", mais comme je suis seule, le taxi-charter, je me le paie à moi toute seule ! Sa proposition de prix est 40 000 rupias...j'insiste, j'écris la somme sur un papier en lui montrant mon Guide qui affirme l'existance de bus à 25 000 rupias pour Rantopoa. "No ! No! Non bus!" je finis par accepter. Il embarque mon bagage alors que je suis encore hésitante : ce serait inhabituel en Indonésie mais je me demande si je ne suis pas en train de me faire "rouler"...
Et voiilà que, après mon installation dans son véhicule, ce même bonhomme me précise -en écrivant sur sa main- que le prix est 400 000 rupias !!! Plus cher que l'avion Balikpapan - ParePare : 135 OOO ! Là, je hurle ! Alors, il a tout compris, l'imbécile, il sort ma valise vite fait et me la pose, mécontent, sur le trottoir.
Et me revoilà...désemparée...
Pendant ce temps, j'ignorais qu'un petit groupe d'infirmières, devant leur clinique, observait la scène. L'une d'elle traverse la rue, s'approche de moi, me montre sa voiture en me disant "venez !". Croyant qu'il s'agissant d'un taxi, je demande "Berapa ?" (combien?), elle me signe : rien...no...no...Elle m'embarque avec mon lourd bagage en me dissant qu'elle me conduit au Terminus des bus. C'est assez loin. En roulant, elle m'explique qu'elle est sage-femme. Elle salue des policiers en passant et me précise que son mari est dans la police. Elle est toute fière, mais en tous cas, super serviable et mignonne. C'est bien de ce genre de personne que j'aimerais avoir la photo : pour ne pas les oublier. Il est 10 h. Elle me dépose jusque devant le comptoir adéquat, m'aide à demander mon billet pour Rantopoa. Elle me quitte en me faisant comprendre qu'elle est désolée du comprtement de ses compatriotes tout à l'heure. Eh ! bien, elle les a largement rachetés ! Je suis tout de même surprise par le prix du billet : 65 000 rupias. Je n'ai soudainement plus envie d'aller à Rantopoa...  A ce moment, je vois une affiche proposant, pour pas plus cher, un bus pour Palu, ma destination suivante. Va pour Palu ! je n'irai pas voir les Torajas cette fois-ci ! j'ai assez vu de belles montagnes dans ma vie et je profiterai de mon temps supplémentaire pour me rendre dans un parc national bourré d'animaux sauvages !(du mois je l'espère !)...

                                                  A SUIVRE...
                








 



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