Tour du Monde en 300 jours

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58 - Balikpapan...

                Balikpapan...J'aime ce nom étrange... Il n'est pas une invitaion au voyage, il ne fait pas rêver, il n'est pas agressif non plus, comme celui de la capitale : Jakarta. il est juste assez spécial pour éveiller ma curiosité.
                 Je suis au KFC où  j'ai juste pris un Sundae pour m'asseoir un moment ! C'est dur, ces villes sans parcs ni bancs à dossier.
Je sens que je vais assister à un anniversaire : Il y a beaucoup d'enfants, des ballons partout et j'ai aperçu un énorme gâteau rectangulaire somptueusement décoré. Je vois de minuscules petites filles coiffées de leur minuscule foulard islamique : trop mignon ! Un grand frère d'une dizaine d'années s'occupe de sa petite soeur tout en jouant sur son téléphone portable. Ce qui me surprend c'est que la fête a l'air de concerner un tout-petit (moins de 2 ans, ou alors il célèbre son 2e anniversaire, les Indonésiens étant assez menus, surtout les enfants). Les gens apportent tous des cadeaux. Il y a beaucoup de monde, autant d'adultes, si pas plus, que d'enfants. C'est joyeux, c'est bruyant !
                Au dehors c'est encore pire : tout le monde klaxonne pour un oui ou pour un nom, surtout les "Bemo" qui aimeraient bien qu'on utilise leurs services, les petits vendeurs ambulants  "déambulent" avec leur espèce de triporteur qu'ils poussent en actionnant une bruyante petite pompe : "Pimpon Pimpon "! Ce n'est pas triste, ça c'est sûr !
Tout de même, j'aimerais bien être en train de crapahuter dans la forêt tropicale...mais il y en a plus, ou si peu, remplacée pas d'interminables et monotonnes étendues de palmiers à huile. Quelle tristesse !
                   Je suis heureuse d'être à Balikpapan : c'est une revanche sur l'an dernier où, à cause de la malaria, j'avais dû renoncer à visiter Bornéo pour aller me faire hospitaliser à Singapour, et, pour comble d'ironie, notre avion, qui venait de Manado, avait fait escale à Balikpapan : j'en avais presque pleuré de regrets...
                  
                  Le lendemain matin : il est 7 h. Depuis la veille je suis dans le bateau de la Pelni qui doit me faire traverser le Détroit de Macassar jusqu'à Pare-Pare. Je n'avais pas droit à un matelas : ce fut par terre dans un couloir ! Depuis une bonne heure, le Muezzin nous scie les oreilles avec sa longue rangaine qui n'en finit pas. C'est ce qui me surprends ici par rapport aux pays musulmans africains que j'ai connus où il s'agissait seulement d'un court appel à la prière. En Indonésie, il semble carrément faire la prière en entier !
                   Après la longue prière, le même micro nous annonce l'heure du petit-déjeuner. La nourriture à bord des bateaux de la Pelni ne semble pas avoir changé depuis l'an dernier : aux 3 repas, on a droit à l'éternel bol de riz accompagné d'un minuscule et peu identifiable morceau de poisson...parfois, le matin , c'est une micro portion d'omelette. je ne me plains quand-même pas : nourrie-logée durant quelques heures ou plusieurs jours, selon la durée du trajet, c'est agréable, d'autant plus que des  kiosques à nourriture, payants, sont présents sur le bateau pour les plus difficiles et les Indonésiens ne s'en privent pas ! On dirait que je suis la plus pauvre !

                                 
                                                 A suivre...

                                                    











 



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