Tour du Monde en 300 jours

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52 - Retour à la liberté !

                             L'Etat de Singapour fonctionne selon une sorte de "liberté surveillée". C'est du moins ce que j'ai ressenti dans la vie quotidienne de cette Cité-Etat où tout semble être règlé par les autorités : Singapour est célèbre pour ses panneaux d'interdiction (interdit de jeter des déchets, de cracher, de transporter le fameux "durian" dans le métro. (Ce gros fruit délicieux qui dégage une odeur de cadavre carnivore ayant fermenté dans les excréments... difficile à imaginer si on ne l'a pas approché lorsque la coque est ouverte !). La vie des Singapouriens est donc jalonnée de toutes d'interdictions, de conseils, de recommandations... En conclusion : la population est très disciplinée, bien éduquée, courtoise dans le métro. Les gens sont extrêmement honnêtes : on ne s'approprie pas un objet trouvé (je l'ai expérimenté), on ne vole pas dans les magasins où l'on peut entrer avec toutes sortes de sacs sans aucun contrôle apparent. Une femme seule peut, sans crainte, se promener n'importe où à toute heure de la nuit. La peine de mort étant très présente dans ce pays, ça doit donner à réfléchir ! (c'est le seul endroit au monde où j'ai osé me retrouver seule en pleine nuit dans une rue isolée...)
Il n'y a pas ou très peu d'embouteillages, un pièton ne s'engage surtout pas sur la voie lorsque le feu est vert, on se met bien du bon côté de l'escalator pour laisser les gens pressés nous dépasser, on se met bien de côté à l'arrivée du métro pour permettre aux autres  passagers de sortir sans difficulté. La cohue est toujours calme et ordonnée...Cela n'empêche pas la population d'être plutôt gaie et souriante. Je dirais même que ce pays donne une impression de bonheur et de prospérité : j'y suis retournée plusieurs fois par la suite : l'impression n'avait encore pas changé en 2016.
                                Tout ça pour dire qu'au Tan Tock Seng Hospital, ce fut la même chose : nous étions bien soignés mais aussi bien surveillés ! Dés notre arrivée, on nous avait mis au poignet une sorte de bracelet électronique nous interdisant la sortie de l'Etablissement (n'oublions pas que nous étions dans le "Service des Contagieux et Infectieux")...Quant à moi, j'ai eu droit à un 2e bracelet rose m'interdisant de quitter mon lit sans aide, à cause d'une forte baisse de tension. Moi qui déteste déranger le personnel, ce fut très dur ! Les petits moment aux toilettes, la douche...à chaque fois, une infirmière m'attendait derrière la porte ! c'était stressant ! malgré tout ça, j'ai réussit à prendre des "photos interdites"...et à "oublier" de mettre dans le panier prévu à cet effet, mon pyjama sale, fourni quotidiennemnt par l'Hôpital. La raison n'était surtout pas d'en voler un, mais d'en avoir au moins deux pour les interchanger pendant mes horribles nuits de sueurs qui laissaient sur mon matelas une trace humide à l'emprunte  de mon corps, comme un suaire ! Mon pyjama était plus qu'humide, il était carrément mouillé ! c'était vraiment désagréable et je n'aurais pas osé déranger une infirmière pour changer ma literie. Déjà que je n'ai jamais pu obtenir ni peigne, ni brosse à dents, même en proposant de payer ! (eh! oui : dans mon désarroi, j'avais tout oublié à part mon Journal de bord, mes papiers d'identité, mon stylo et mon appareil photo !). Je suppose que le personnel hospitalier n'a droit à aucune initiative et -surtout- qu'il est très obéïssant !
                                C'est pour toutes ces raisons que je me suis réjouie de pouvoir enfin retrouver la "civilisationn urbaine" !
                                Après un dernier copieux repas, le moment émouvant des échanges d'adresses mails et les adieux au personnel médical est arrivé ! Nous ne les oublierons pas de si tôt et eux non plus, je crois ! Ils ont eu beaucoup d'empathie pour les "French-Mother-and-son".
                                 Il y a eu juste un moment de panique au secrétariat quand l'une des employées du Service des Entrées, une Indienne voilée et bornée, a exigé peu aimablement que nous avancions le montants des factures de notre séjour. J'étais encore très faible, je grelottais de froid à cause de la clim', cette idiote ne voulait rien entendre ! Par bonheur, André a de suite répondu à mon SMS et a pu me faire envoyer un Fax de l'Assurance affirmant que tous les frais seraient règlés par leurs soins. Ensuite, il a fallut qu'elle se fasse traduire tout ça ! et moi, sans exagérer, je grelottais comme si une crise revenait. Décidément, je n'aurai jamais de bonnes relations avec ces Indiens ! A Singapour ils ont plus souvent un rôle subalterne : à l'Hôpital, le personnel d'entretien était Indien en grande majorité. Il faut croire qu'un peu de "grade" ça leur monte à la tête ! 
Et pendant que j'y suis, je continue d'être méchante : le seul quartier de Singapour qui a réussit à être sale, (moins qu'en inde, quand même !) c'est Little India !                                                                                                                                                                                                                       A suivre...