Tour du Monde en 300 jours

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                                 Une nouvelle expérience de transport en commun : le "bateau papou" !
En seconde classe, nous avions le choix entre une dizaine de sièges durs sur le pont et le sol du sous-sol ! Le pont étant très sale, humide et boueux, nous avons eu la bonne idée de lui préférer le sous-sol qui était très propre. Je n'ai pas eu de scrupules à dormir à même le lino.
A 16 h 15, notre bateau se détachait lentement du petit port de Vanimo avec un tout petit quart d'heure de retard.
Après avoir mangé une soupe chinoise, nous nous sommes allongés sur le sol, comme tous les autres passagers. Nous sommes en plein dans la saison des pluies, ce qui rend la mer plutôt mauvaise. Les toilettes se trouvant à l'étage au dessus, je m'efforçais d'oublier que je risquais le mal de mer...
Ici, ce n'est pas la lancha sud-américaine (les fameuses "coques de noix" qui sillonnent l'Amazone)  : tout le monde est calme, y compris les enfants. Les petites familles sont assises en tailleur sur un drap imprimé aux couleurs du pays. Ne pas oublier qu'ils viennent de fêter, en 2005,  leur 30 ans d'indépendance dont ils sont très fiers. Qui n'a pas son T-shirt, sa casquette ou son parapluie décoré du joli drapeau Papou : l'oiseau de paradis et la Croix du Sud sur fond rouge et noir.
Dans l'ensemble, les Papous que nous avons rencontrés  ne sont pas beaux : un physique plutôt ingrat ou carrément laid ! (selon nos critères de beauté). Les cheveux sont crépus, parfois d'un roux terne, le nez est plutôt fort, même chez les filles.
Ils s'habillent n'importe comment, surtout les femmes, qui portent malgré la chaleur, de longues tuniques à volants et manches bouffantes multicolores sur une autre robe plus longues aux couleurs non assorties. c'en est impressionnant de mauvais goût ! Comme on est loin des jolies tenues africaines,  indiennes ou centre-américaines ! Aucune recherche, non plus, dans les coiffures.
Par contre, ils ont ce que j'appelle "l'intelligence du coeur" : un tact inné, une extrême gentillesse, complétement désintéressés, accueillants, souriants, curieux, juste ce qu'il faut, sans être embarrassants. On pourrait dire que sur ce plan-là ils sont parfaits. Mon seul regret est la saleté des villes, grandes ou petites. Seuls, la plupart des villages sont continuellement ratissés pour mieux voir et chasser les serpents, très dangereux dans ce pays.
                              Après 16 heures de mer mouvementée, nous voici enfin arrivés à Wewak
petite ville un peu plus grande que Vanimo où nous avons pu trouver un ATM et Internet dans un grand hôtel. Pas de réseau téléphonique : on se sent vraiment au bout du monde !
Le seul hôtel abordable nous coûte l'équivalent de 55 € ! (2 ou 3 € en Indonésie! Au secours!)
A peine arrivés, voilà qu'un homme nous aborde pour nous proposer une remontée du Sépik...
Après quelques négociations, nous obtenons une randonnée de 3 jours, pension et nuits comprises pour 900 kinas (environs 300 € pour nous deux). Autant nous avions été téméraires en Amazonie, autant ici nous n'osons pas nous "débrouiller"seuls...
                              Nous avons passé plus d'une heure sur le Net et lorque nous sommes sortis, la nuit tombait; Comble de malchance : plus de transports en commun ! Wewak a une mauvaise réputation : nous ne sommes pas tranquilles du tout lorsque nous apercevons quelques jeunes désoeuvrés qui nous observent... de plus, le patron de l'hôtel nous avait fortement conseillé de ne pas circuler à la tombée de la nuit. Un homme nous regarde d'un air inquiét et nous recommande -encore- la prudence : ça nous met la psychose. D'autres jeunes gens nous ont abordés en nous disant de "filer droit" et de ne pas répondre si l'on nous adressait la parole ! Nous n'en "menons pas large" et marchons d'un bon pas en essayant de ne pas nous égarer...
                               Alors que tout était bien sombre à cause de l'absence d'éclairage urbain et que mon coeur battait fort, un véhiculequi venait de nous dépasser s'est arrêté pour reculer jusqu'à notre hauteur (était-ce un piège ou un secours ?) C'est une petite famille : je reprends confiance. Ils nous proposent de nous raccompagner jusqu'à notre hôtel, car, disent-ils "il y a beaucoup d'agresseurs"...(on commence à le savoir !) Sans accepter aucun dédommagement, ils nous ont conduits jusque devant l'entrée de notre hôtel, nous confiant litéralement aux bons soins du gardien !
                               Et voilà ! nous avons eu notre "Ange" ! juste au bon moment. Je suis croyante et je dois reconnaître que ce genre d'expérience m'est arrivé fréquemment.
                               Quel bonheur de se retrouver en sécurité dans un bon lit ! même à 55 € !

              
                                                           A SUIVRE...